Samedi 5 avril au jeudi 10 avril 2008
Et voilà … le mauvais temps… et
notre raid prévu en 6 jours en Suisse se « transporte » dans les
Alpes plus au Sud…. col du Lautaret pour 3 jours puis 3 jours au
col de l’Izoard !
Grand beau samedi et un départ à
10 h et quelq’chose pour le pic des 3 Evéchés par le couloir de
droite et la fin est raide, à pied ! Jolie descente côté vallon
du Fond afin de mieux remonter le vallon de l’Anesse en
direction du Pic Blanc du Galibier… je n’en peux plus… et ce
n’est que le premier jour ! 1600 m au compteur… ça l’fait ! et
regagnons le refuge vers 17 h 00.
Bien sympathique ce refuge-gîte
en bord de route, avec salle bar-cheminée : bien agréable pour
nos assoiffés du gosier !
Au levé, le soleil semble
hésiter… mais pointe son nez un peu plus bas… partirons du
village Les Bessannes (à droite en descendant sur Briançon) pour
remonter un joli vallon orné de mélèzes en direction des
Jumelles sud et nord, en laissant une jolie pente droit devant,
« l’étendard » d’ici (ha oui, y’en a un aussi là ???)…, 1400 m
plus haut et une vue à nous couper le souffle, on « dépeaute »…
et la neige est bonne ! Tout au soleil…. Journée réussie !…
encore une que le mauvais temps n’aura pas ternie !
Lundi : ciel bleu, vent glacial
et bien fort !… Partons du refuge, droit dans les pentes
derrière direction le Roc Termier et le collet du Clot Julien
pour bifurquer juste avant dans un couloir sans nom… (et si je
l’appelais le couloir « Kty » ?) qui rejoint le col Termier. Le
vent nous malmène ; du mal à respirer, à tenir debout… et même à
passer le gore tex pour se réchauffer !
Je laisse les garçons partir
pour le sommet ouest du Grand Galibier tandis que je monte tout
doucement derrière eux… le vent me fatigue et me lasse… enfin
ils arrivent et redescendons côté col de la Ponsonnière par la
crête du même nom…le vent se calme de ce côté … et pour moi
moment de galère bien que le lieu soit superbe … suis tombée et
pris peur !…mais bien encadrée par mes « anges gardiens » ( ??)
il ne reste plus qu’à se laisser glisser tranquillement jusqu’au
Pont de l’Alpe en passant par le joli petit village de l’Alpe du
Lauzet… Très joli tour et 1300 m pour les uns et 1100 pour
l’une !… retour au bercail .. épuisée ! demain repos pour moi :
c’est vital !
… et ça tombe bien : la neige
est arrivée… et c’est dans le brouillard que les garçons partent
,ce mardi matin, pour le col de Laurichard !…et là… je ne peux
plus rien raconter ..: je n’y étais pas… mais qu’est-ce que
j’étais bien au chaud avec mon roman policier !
Monsieur météo nous dit :
mauvais partout pour les 3 jours à venir … pas la peine de
partir pour l’Izoard… on reste là… parce que les garçons… en
tout cas ceux là, ben y z’y aiment bien la neige !!!… ça doit
même les amuser de se guider à l’instinct dans l’brouillard…
bref … on part dans la
tourmente, objectif : Pic Blanc du Galibier par ce côté-ci (hé
oui, y sommes passés le premier jour mais par l’autre
versant !)… et après 700 m et un obstacle de conséquence, on
fait demi-tour… en suivant les traces de montée… sans se perdre
des yeux… et c’est pas facile !!!…
Alors pour fêter ça, nous irons
manger à Briançon, au restau : « Le pied de la Gargouille » :
très bonne adresse, tout est bon ! La fondue aux cèpes : un
régal, la caillette, un délice, les petits chaussons aux légumes
dont j’ai oublié le nom, délicieux !!
Le ventre plein et la gorge plus
sèche du tout… au dodo !
Et maintenant… rentrer direct
jeudi matin ?? C’aurait été trop beau !… Non, non, non… les
garçons ne restent pas sur un échec : nouvelle tentative
« extrême » pour le … Pic Blanc du Galibier : hé bé : j’peux
vous dire qu’il était bien blanc effectivement : de la neige qui
tombe tout le long, voire de la pluie au dessous de 2500 m… mais
on l’a eu ce fameux Pic…
Un dernier repas ensemble et
ciao !
A la prochaine !
(ouais, ouais… ben pas si le
grand bleu n’est prévu pour l’ensemble du séjour j’y vais pas !)
Y’avait :
Alain … le chef, quoi !
Stéphane, tout droit venu d’Autriche !
Xavier, le plus jeune de la bande !
Vincent, le jamais fatigué !
Michel et son vent !
Et moi…, l’unique fille… l’emmerdeuse quoi !!
Catherine |